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Ici, c’est définitivement l’été. Les trente degrés sont maintenant quotidiens. Alors je ne sais pas si c’est ça, ou les déjà quatre mois de projet écoulés, mais ça fait un petit moment que je ressentais le besoin de me changer les idées, surtout après l’effervescence du « Sokakta Müzik Festivali » (festival de musique de rue, cf mon blog professionnel http://volunteersofatolyedeneme.blogspot.com). Après un essai raté lundi, nous voilà finalement parti hier, mercredi 1er mai, également férié en Turquie, pour la plage de Kuşadası. Et c’était le pied. Dans le sable.

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Première étape, le billet de bus. Et première drôle de rencontre avec Aykut, retraité turc anglophone, qui s’était mis en tête de me traduire tous les propos du guichetier. L’heure d’attente à tuer s’est muée en chaleureuse discussion avec mon voisin de chaise. J’étais bien étonné de son anglais qui, bien que loin d’être parfait, nous a permis de faire connaissance. Son « I did live » s’éclaira en apprenant qu’il avait travaillé pendant 18 ans –par intermittence– aux Etats-Unis. Il participait à l’entretien de terrains de golf. Je ne sais pas si c’est l’influence américaine, mais jusqu’à voir mon nom écrit, il était persuadé que je me m’appelais « Thimo », prononcé donc « Simo ». Il cherchait également à me louer son appartement à Bostanlı, qu’il s’apprête à quitter, pour la somme de 800 Tl par mois. N’étant pas intéressé, il m’a incité à faire passer l’information auprès de mon entourage ! J’ai fini par offrir de lui refaire le portrait, enfin au stylo hein. Il était ravi, clamant au guichetier que j’étais en train de le dessiner. « Çok benzede » –très ressemblant– a approuvé un troisième homme qui attendait également. Et finalement Aykut m’invita à venir manger chez lui le soir-même. « Ce soir, à quelle heure tu reviens ? », « et sinon, demain soir ? Parce que moi je pars vendredi pour Ankara ». C’était assez irréalisable mais partait vraiment d’un sentiment généreux. Et bien que ne pensant pas concrètement me rendre chez lui, j’étais flatté de l’offre.

Ensuite le « servis », la navette gratuite pour rejoindre « Izmir Otogar », le rendez-vous avec Guillaume, mon ami erasmus, et son couple d’acolytes, Jean-Baptiste et Mathilde et le trajet total confort jusqu’à Kuşadası. Nous avons voyagé avec la compagnie Kamilkoç, à laquelle j’avais eu recours pour mon premier trajet vers Istanbul, avec des conditions  à peu près similaires : sièges douillets, thé et petits gâteaux, télévision, musique, et ici également parquet et Internet. En fait à l’aller, on n’y a même pas touché, plus occupé par nos diverses discussions avec Guillaume. Une fois à Kuşadası encore vingt minutes de marche, et nous pouvions nous asseoir sur le sable fin. Autant tout de suite vous dire, qu’ici, pas de crique sauvage, mais une ambiance « La Grande Motte », ultra touristique, avec fronton défiguré par les immeubles et même les prix en euros. Au-delà de ça, un ciel bleu, une eau transparente et un premier bain parfait. Je n’ai pas boudé mon plaisir, et cette après-midi m’a fait le plus grand bien escompté.

D’ailleurs, je ne sais pas si je dois vous le dire, mais on remet ça dimanche, direction Çesme cette fois-ci, avec un « boat trip » autour de quatre baies, ça ne devrait pas être mal…

Ps : Ah oui, comme vous le verrez sur les photos, ici, dans les champs, on ne croise pas des vaches ou des chevaux mais des dromadaires ! Ce qui me rappelle une dernière anecdote : lors du festival de musique, on a croisé samedi une chèvre errant tranquillement sur Kıbrıs Şehitleri Caddesi, la grande avenue piétonne d’Izmir. Normal.

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Musique du jour, Le repos, c’est la santé, de IAM, pour rester dans l’ambiance. http://www.youtube.com/watch?v=1p3XJE7Jpqg

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Et bien voilà, la peinture entamée la semaine dernière à Foça a pris fin. Il était temps. Six jours pour un mur, c’est un record. Il faut reconnaître que la superficie était importante. Et puis le rythme avec les enfants, je l’ai dit, n’est pas le même. Un bien chouette projet malgré tout.

Je serais passé par toutes les émotions. Samedi s’est terminé un peu dans la « douleur », fatigue, lassitude et doutes. Après avoir vu les formes colorées pendant dix jours, se saisir des « sprays » n’était pas évident et il me semblait que chaque tracé était de trop. Passée cette étape, la journée de dimanche s’est déroulée merveilleusement. J’étais plus ou moins seul, et j’ai pu œuvrer « machinalement », dans une ferveur joyeuse et efficace. Quelques tracés supplémentaires, quelques effets de lumière, bref du « tuning » visuel, conférant au mur un aspect achevé. 3 mouettes aussi pour répondre aux demandes insistantes d’un public particulièrement nombreux et curieux en ce dernier jour. Je ne compterais pas les « kolay gelsin », « eline sağlık » et autres expressions chaleureuses d’encouragement. Ni le nombre de photos prises d’ailleurs. Poussant parfois même le vice à la mise en scène, avec bombes de peintures ou pinceaux dans la main, façon « j’ai peint la fresque ». Sacrés Turcs ! (J’avoue avoir même vaguement envisagé un système d’inspiration capitaliste du type une photo, une « lira ». Deux « liras » avec les ustensiles. Mon âme bénévole a rapidement mis fin à ces songes mercantiles.) Les signatures et dédicaces furent de rigueur également, le sponsor peinture Marshall, l’association, les jeunes et puis les « locaux » nous ayant largement soutenu, comme Seda, la cousine de Seçil, mon aide de camp de 10 ans, Gökhalp, quelques poissonniers et les frères maraîchers Volkan et Hürol. Les frangins, fanatiques du KSK – « Karşıyaka Sport Külübü »,  m’ont d’ailleurs enrôlé pour peindre un « tifo », du moins une banderole de trois mètres sur trois, à l’effigie du club, avec quelques centaines de liras à la clé. Le mur porte clairement ses fruits puisque Marshall, le sponsor donc, a également été enchanté à la vue du mur et souhaite en réaliser d’autres. En parlant de sponsor, ce second week-end était hors du festival « Slow Food » et donc théoriquement à ma charge pour le transport ou les repas. Finalement, avec les dîners copieux chez les parents de Seçil, se creusant la tête pour me faire découvrir chaque jour un peu plus la cuisine turque, et la générosité de tout mon entourage, j’aurais à nouveau mangé comme un roi pour pas un sou. Sandwichs de poisson, « köfte », fraises fraîches, sucreries, thés, cola, jusqu’au bout les conditions auront été optimum. Le soleil, également de la partie pour ces trois jours, aura achevé mon bonheur. Dernier fait, de taille, j’ai été interviewé vendredi soir par un journaliste indépendant de Foça, mes propos s’étalant désormais en caractères numériques sur internet, en images sur le canal 35 de la télévision turque ainsi que plein d’encre dans les pages de journaux nationaux comme « Posta » ou « Hürriyet » (des versions locales je suppose néanmoins). Drôle. Une sacré aventure donc. À la fois très proche et très différent de ce que j’avais pu faire jusque-là en France. Chouette !

Ps : mes bras et mon visage ont rougi pendant ces 3 jours de pleine exposition, provoquant exactement les mêmes coups de soleil que lors du festival « Graffitizm » l’année dernière à Mantes. À la différence près, que là-bas, c’était en juin, ici en avril ! 30° C la journée, 17° C la nuit, à l’aise.

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Vidéo du jour, Prêt à jeter, documentaire édifiant sur la triste idée d’obsolescence programmée !

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Peindre. Mur. Graffiti. Des mots devenus abstraits depuis quelques mois. Il y avait bien ce projet de mur d’une école, mais ça restait assez flou et lointain. Ce n’est pas faute d’avoir tanné mon entourage sur place, mais ici la « bürokrasi » fait durement son office, et opérer en toute légalité n’est pas une mince affaire. Et puis à force de sollicitations, j’ai enfin pu retoucher une bombe de peinture ce week-end, après trois mois d’abstinence ! Ma colloc’, Seçil, dont les parents résident à Foça, m’a négocié un mur lors du Slow Food festival local, samedi et dimanche.

Peindre un mur en Turquie, c’est comme en France, mais en mieux ! La peinture, évidemment, n’est pas très différente, et j’ai même pu me procurer des « montanas neuf-quatre » dans LE « graffiti-shop » d’Izmir, par chance à « Karşıyaka ». Par contre, c’est la première fois que je peignais avec des palmiers d’un côté, la mer de l’autre. J’ai délaissé les rails et les parkings pour les barques des pêcheurs. Et j’ai troqué les gâteaux « marque pouce » contre des sandwichs de poissons frais et des « köfte » particulièrement savoureuses. Même la peinture finalement, par l’intermédiaire d’un sponsor, était faite de couleurs pures et éclatantes, remplaçant les usuelles pastels et autres sales mélanges à base de blanc Leroy-Merlin à 7 euros les 10 litres.

Les réactions du public étaient particulièrement chouettes aussi. Je ne caricaturerai pas, et en France, les gens sont plutôt accueillant envers nos « œuvres ». Mais ici le moindre passant vous lance un « kolay gelsin », soit plus ou moins littéralement, « que ton travail soit facile ». Beaucoup s’arrêtent, posent des questions. Ceux qui le peuvent essayent de me parler français. L’épicier local, attenant au mur, est devenu notre « pote » en une heure, et les poissonniers, le mur étant le fronton de la halle aux poissons, étaient tous ravis. La réaction la plus chaleureuse restera celle d’un des pêcheurs, ponctuant la journée de Samedi par un « ellerine sağlık », rendant « grâce à mes mains ». Le remerciant, il surenchérira finalement par un « non, merci à toi ! » (sans parler du sac de crevettes fraîches). C’était tout simple, je peignais avant tout pour me faire plaisir, mais si d’autres peuvent se réjouir, alors je suis comblé.

Ce genre de projets me motive toujours plus à croiser les disciplines, pour aller davantage vers un travail « graphique » sur mur. Et à sortir du graff’ pour les graffeurs, caché dans des « terrains », pour trouver plus de murs au cœur de la ville. Il est sûr que ces plans organisés entraînent également leur lot de contraintes, et la liberté artistique peut s’y retrouver partiellement bridée. Et en même temps, ici, tout le monde y a trouvé son compte. Il y aura également eu la contrainte de travailler avec les jeunes, à la fois chouette et harassant ! C’était plutôt marrant de créer tous ensemble, et je préférais largement l’idée que tout le monde se saisisse des pinceaux, plutôt que d’avoir vingt-cinq paires d’yeux braqués sur moi. Néanmoins, les initiatives se font rares, et toutes les minutes, une nouvelle question me parvenait. Je n’avais pas fini de répondre à la première qu’une seconde puis une troisième se lovaient  dans mon tympan. Il était d’ailleurs assez marrant que les enfants pensent que je sache tout, alors que j’étais moi-même, parfois,  en pleine expérimentation. Les réactions des plus jeunes également, particulièrement enthousiastes, font toujours plaisir à entendre et les « çok güzel » du fond du cœur ne m’ont pas laissé insensible.

Et finalement on aura, tous ensemble, décapé puis apprété le mur, pour finalement remplir les lettres F, O, Ç, A de fruits, légumes et poissons typiques du pays et de la ville, Slow Food oblige. Le travail est maintenant en pause forcée, et donc inachevé, pour cause de temps maussade. On y retourne normalement jeudi, pour combler les lettres en ensuite passer à l’étape la plus gratifiante, la peinture à la bombe ! D’ici là, voici une bonne série de photos, sélection sur les quelques 600 prises durant le week-end.

Ps : j’ai quand même oublié de parler du passage au magasin de peintures le samedi matin, pour les accessoires, véritable « caverne d’Ali Baba » : « qu’est-ce que tu veux ? des rouleaux, ok, combien ? trois, quatre, cinq ? des gants, tiens voici dix paires ! des bacs ? des perches ? des spatules ? des brosses ? etc. ». L’organisation au départ ne laissait rien présager de bon, le choix des couleurs avait été compliqué et obtenir les « sprays » semblait hypothétique, et puis finalement, je n’aurais jamais peint dans d’aussi bonnes conditions !

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Lecture du jour, Le chat du rabbin, de Joan Sfar, un classique de la bande-dessinée française, que j’aurais finalement découvert en Turquie !

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Après le son, l’image. En fait, une image. Omniprésente. Le portrait d’un cinquantenaire élégant, Mustafa Kemal Atatürk. Écoles, mairies, lieux publics, mais également épiciers, stades, cafés, bureaux, pas un lieu sans un hommage au fondateur de la république turque. Sans compter les places, les rues, les boulevards et les monuments à son nom. C’est simple, il est partout. Et ce culte, vu de l’extérieur, provoque un drôle de sentiment.

Bien sûr, on peut à nouveau citer la France et le buste de Marianne. Mais il s’agit là d’un symbole. Avec Atatürk, on pense plus à l’adoration stalinienne. La comparaison est évidemment outrancière. Et ne tient pas, car au-delà de l’apparence, le premier président semble avoir permis la Turquie moderne, et serait plutôt à l’opposé du dictateur sus-cité. Tous les Turcs s’accordent d’ailleurs sur les bienfaits de l’homme. Il est rare voire impossible d’entendre la moindre critique. Les jeunes enfants sont très étonnés, si ce n’est choqués, de notre ignorance sur le « père des Turcs ».

En fait, il s’agit avant tout d’un rapport différent au patriotisme. Par exemple, de très nombreux drapeaux flottent un peu partout dans les rues smyrniotes. Chose impensable en France. Une exacerbation du sentiment nationaliste, qui est forcément perturbante pour nous, Européens de l’Ouest. Il y a même une loi, la numéro 5816, adoptée le 25 Juillet 1951, concernant les « crimes commis contre Atatürk » ! Toute insulte ou moquerie contre sa personne peut-être sévèrement punie.

Ce qui a d’ailleurs valu la « censure » d’une image publiée sur mon « mur » facebook par ma dulcinée. Cette photo « gribouillée » montrant un Atatürk aux cheveux longs et blonds, et arborant une paire de lunettes bleues, a suscité une vague de réactions « en chaîne ». Le soir-même de sa publication, cette image « ridicule », dessinée sans aucun caractère politique, mais par simple amusement amoureux, a entraîné plusieurs coups de fils de « protestation » auprès de ma collocataire (qui elle n’a pas facebook). Les membres de mon association ne voyaient rien à redire à ce visuel mais voulaient éviter les écueils. Pour eux, et pour moi, en pleine demande alors de permis de séjour. Et c’est pourquoi j’ai finalement retiré la publication. Il restera qu’il est ironique d’être privé de la liberté de critiquer le fondateur de la Turquie libre.

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Ici, de nombreux sons passent par mes oreilles, et de nombreuses images par mes yeux, liés ou non à ma terre d’accueil. Je posterai donc désormais, en complément de mes articles, un titre de film, musique ou documentaire. Le premier, Jean de Florette de Claude Berri, avec le sacré casting d’Yves Montand, Gérard Depardieu et Daniel Auteuil, dont les « couillonnades » font plaisir à entendre !

Pénétrer une culture, c’est un peu éplucher un oignon. Du moins c’est le modèle qui nous a été présenté lors de notre semaine du « parfait volontaire » à Istanbul. Couche par couche, on tente de se rapprocher du cœur, pour finalement atteindre les valeurs intrinsèques de la société. Et sur ma course à la connaissance turque, j’avoue avoir été étonné plus d’une fois. Je ne parlerai pas de « choc des cultures » ; d’ailleurs la société smyrniote est, à bien des égards, comparable aux métropoles hexagonales. Non, par contre, un certain nombre de points reste surprenant. Ici le premier.

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Entendre l’appel à la prière cinq fois par jour n’est pas propre à la Turquie mais est assurément dépaysant. Le pays est musulman, et la société est emprunte de religion. L’ancienne Smyrne est pourtant loin d’être une fervente fidèle mais Allah y est convoqué à tout va. « Allah Allah », « Maşallah », « Ey woulah », pas une conversation sans invoquer le Très-Haut. Vous me direz, en France, on jure bien le « Bon-Dieu ». Néanmoins, ici, la fréquence est incomparable. Et tout le monde y a recours. C’est déjà drôle de l’entendre de la bouche de mes comparses de l’association, profondément athés, mais alors voir un grand métalleux, binoclard, cheveux longs et teint pâle, ponctuer ses phrases par « Insh’Allah », est autrement plus savoureux. En tout cas à Mantes, l’expression est usitée par un public bien différent !

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Ce matin, c’était déjà le temps des adieux. Et une semaine plus tôt celui des retrouvailles. Beaucoup d’émotions en peu de jours. En fait, 6 jours de pause pour 6 mois de séparation. Court. Juste assez pour retrouver notre rythme d’amoureux. Et confirmer les projets futurs.

Car oui, cette semaine était la tant attendue venue de ma chère Alizée. Foça, Kemer Altı, Urla, Bostanlı, beaucoup de lieux à montrer. Des objets également, des saveurs, des odeurs, des personnes, des habitudes. Bref, l’impatience de partager ma vie ici.

Et puis surtout se retrouver, rire, se balader, discuter, échanger, cuisiner, jouer, dessiner, lire, chahuter, s’étonner, chanter, en d’autres mots, s’aimer !

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Clichés de mon nouvel ami teuton Matthias Ditscherlein, issus de notre semaine européenne de “on-arrival-training”, entre Şile et Istanbul.

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C’est bien beau de s’intégrer mais le blog passe un peu à la trappe dernièrement. J’étais donc à Ankara les 14 et 15 mars pour accompagner Açelya et son groupe Sayki au festival de l’immense université Ödtu. Partir en tournée peut faire rêver. Dans sa langue maternelle du moins. Car ici à nouveau mon « non-turc » s’est révélé assez pesant. Tout le monde avait l’air cool, chacun cherchait à établir le contact, mais finalement la barrière de la langue n’a pas permis les liens espérés. Il y aura quand même eu plus de positif que de négatif, et j’aurai un peu détaillé mes connaissances sur l’œuvre d’Atatürk, avec la visite du mausolée dédié. Le ciel gris, sans doute, n’aura cependant que confirmer l’avis général sur la capitale turque, morne et triste.

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Ce « week-end », j’ai encore été accueilli comme un roi. Cette fois-ci, chez les parents de Seçil, ma colloc’, à Foça. Petite bourgade côtière environnant Izmir, j’y ai coulé deux jours plutôt relaxants. Le genre d’escapade qui entérine mon choix turc.

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